Présentez vous en quelques mots à ceux qui ne vous connaissent pas encore...
Tout d’abord un grand bonjour à tous les lecteurs d’Ivanouissant et merci encore Ivann pour ton invitation à
discussion.
Je m’appelle Céline Alléaume et j’ai 30 ans. Après 10 années d’engagement aux côtés de François Bayrou et de Marielle de Sarnez au profit de l’émergence d’un centre libre et indépendant en
France, j’ai été nommée Déléguée Nationale du Mouvement Démocrate au cours du Congrès Fondateur du MoDem le 2 décembre dernier.
Ma mission consiste à accompagner la mise en œuvre de notre tout jeune mouvement politique. C’est un challenge qui me tient énormément à cœur : riche de 60 000 adhérents de toutes origines
sociales et géographiques, le MoDem incarne le renouveau de l’engagement politique et citoyen.
A travers l’élection présidentielle, François Bayrou a donné un cap. C’est désormais aux adhérents de s’organiser. Et moi, je suis là avec l’ensemble des Conseillers nationaux pour aider à rendre
tangible cette volonté collective, à accompagner le passage à l’action.
Que répondez vous à ceux qui sans cesse attaquent les "Modem" sur leur coté "ni ni"...ou qui prétendent que vous êtes un coup à droite, un coup à gauche...??
Face à l’état de la France, François Bayrou et tous ceux qui ont accompagné sa préparation présidentielle en sont arrivés
à la conclusion suivante : si nous continuons à laisser gouverner notre pays comme il l’est depuis 20 ans, alors nous ne parviendrons pas à en changer la trajectoire et nous finirons tous dans le
mur.
Chaque jour qui passe du nouveau quinquennat confirme le diagnostic : paupérisation grandissante, dette publique filante, désarroi des citoyens face à des comportements azimutés de plusieurs des
principaux responsables politiques de notre pays, de droite comme de gauche.
La démarche politique que nous poursuivons est un élan qui vise à gouverner la France autrement, en s’appuyant en confiance sur les ressources infinies de notre démocratie. Alors, oui, nous
sommes à l’aise pour souligner le bien fondé de propositions formulées par des représentants de partis politiques autres que le nôtre, lorsque celles-ci vont dans le sens des intérêts des
français.
Et oui, nous sommes aussi libres de dénoncer les politiques qui n’adressent que partiellement les problématiques auxquelles nous sommes confrontés. Mais comme vous le savez, ce n’est pas avec tel
ou tel ensemble de mesures que l’on pourra reconstruire notre pays.
Ce que François Bayrou avait proposé aux français et ce que nous continuerons de promouvoir, c’est une approche globale et fédératrice de la gestion publique, qui s’appuie sur chacun et chacune,
qui emmène tous les français et toutes les françaises vers leur destin.
Vous avez un double cursus "politico-littéraire", être romancière ou journaliste ne fut jamais une tentation ?
Influencée, dans mon apprentissage, par quelques grands auteurs engagés, j’essaie d’associer l’observation et la
réflexion à l’action.
Dans cet effort, la littérature et la poésie sont désormais des moments de respiration personnelle. Plus tard viendra, peut être, la tentation de rassembler par écrit l’ensemble de mes
expériences de vie ! Mais pour le moment, mon fil conducteur consiste à donner le meilleur de moi-même à l’écoute et au service de mes concitoyens.
Aujourd’hui, c’est surtout le fait d’être salariée d’une entreprise et d’avoir eu la chance d’évoluer dans des milieux très différents, aussi bien en France qu’à l’étranger, qui me permettent
d’avoir la juste distance par rapport à mon engagement et de m’y épanouir, bien plus d’ailleurs que mon passage en hypokhâgne et en khâgne auquel vous semblez faire allusion.
On a parfois l'impression que le véritable "ennemi" de Sarkozy c'est Bayrou...en dehors des différences politiques, qu'est ce qui les opposent tant ?
Si nous nous en tenons aux seules manœuvres politiciennes conduites par le Président de la République et récemment
révélées par des documents ayant fuité de l’Elysée, il semblerait que votre impression soit en fait une bien triste réalité.
Nicolas Sarkozy est effrayé par François Bayrou, et plus particulièrement par la force de sa vision et de sa parole. Nicolas Sarkozy se dit que, si François Bayrou est parvenu à rassembler 19% de
l’électorat avec si peu de moyens en 2007 alors que lui-même disposait de la toute puissance de l’UMP et des moyens d’Etat émanant de la majorité gouvernementale précédente, et bien cela veut
dire que François Bayrou peut effectivement devenir Président de la République en 2012. Mais ce n’est pas parce que le Président de la République traite François Bayrou en ennemi que l’inverse
est vrai. Car précisément la très grande différence entre les deux hommes peut se résumer en un mot : la sérénité. François Bayrou prête peu d’attention aux excentricités ambiantes. Il taille sa
route et rassemble en cohérence avec ses valeurs d’écoute et d’ouverture sur le monde.
A ce sujet, je voudrais juste vous raconter une anecdote. Il se trouve que j’ai rencontré Nicolas Sarkozy alors que j’avais 23 ans et que j’étais toute jeune candidate aux élections municipales à
Paris. Il n’a eu qu’un propos à mon égard : « Moi j’étais déjà conseiller municipal à 19 ans ». La première fois où j’ai eu le plaisir de discuter avec François Bayrou, sa première question a été
« Alors Céline, dîtes-moi que faîtes-vous dans la vie ? ». Tout y est… (suite, ci dessous)
La page Facebook de Céline Alléaume : Ici
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