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Peu de temps après son élection, notre président était au plus haut avec 64% de bonne opinion…aujourd’hui, moins d’un an après, la tendance s’est complètement inversée…dans le tout dernier sondage, pour Le JDD, on découvre que 64% des français n’auraient plus confiance en Sarkozy….
64% de mécontents soit pratiquement 2/3 de la population…cela est bien évidemment problématique, car à cause de cela (et de la claque aux municipales et des législatives plus que médiocres) le gouvernement, le président, les députés de la majorité sont fragilisés…et quoiqu’on en dise ils sont fébriles et en conflit les uns avec les autres…quand un président est si désavoué par son peuple, les égaux se réveillent, les ambitions se font moins discrètes…et les tensions montent…un président faible n'arrivera jamais à réformer une nation...tout cela se passe en ce moment et explique des cafouillages énormes et nombreux qui perturbent la France…
Pourquoi ce fiasco… simplement à cause de la nature même de notre président...bien évidemment il faut réformer la France, mais le fond importe autant que la forme et comment comprendre que l’on doive se serrer la ceinture, alors que l’on a vu un président s’augmenter de 140% ou avoir une vie de milliardaire et les exemples de ses erreurs ou fautes de goûts ne manquent pas…cet excellent article de l’économiste Jean Matouk explique fort bien le pourquoi de cet échec Sarkozyste et le désamour (justifié…pour moi) des français…
Carla ou pas, visite à la Reine anglaise ou non, vie plus discrète ou pas…les français ne voient pas en Nicolas Sarkozy un président digne de ce nom…et les 4 ans qui restent vont être interminables pour les mécontents comme pour le président lol
Lors d’une soirée privée un homme de 40 ans est mort, les policiers ont trouvé chez le patron de TF1 international (chez qui se passait la soirée) beaucoup de cocaïne et du GHB...et pourtant, on déclare (chez TF1) que cet homme est remarquable…quand on fait de nombreux reportages sensationnels sur le trafic de drogue, en stigmatisant les banlieues, on se devrait (pour équilibrer) de condamner toutes personnes faisant vivre ce marché…
A quand un reportage de TF1 sur la consommation de drogue dans les quartiers aisés (voir un article à ce sujet : ici)…cette affaire met en lumière une grande hypocrisie…hypocrisie qui consiste à montrer du doigt les petits trafiquants des villes populaires, mais jamais les gros consommateurs qui ont eux aussi leur part de responsabilité… la police débarque rarement dans les boites pour VIP au sein desquelles il se pourrait qu’elle trouve facilement des produits illicites…
Présentez vous en quelques mots à ceux qui ne vous connaissent pas encore...
Tout d’abord un grand bonjour à tous les lecteurs d’Ivanouissant et merci encore Ivann pour ton invitation à
discussion.
Je m’appelle Céline Alléaume et j’ai 30 ans. Après 10 années d’engagement aux côtés de François Bayrou et de Marielle de Sarnez au profit de l’émergence d’un centre libre et indépendant en
France, j’ai été nommée Déléguée Nationale du Mouvement Démocrate au cours du Congrès Fondateur du MoDem le 2 décembre dernier.
Ma mission consiste à accompagner la mise en œuvre de notre tout jeune mouvement politique. C’est un challenge qui me tient énormément à cœur : riche de 60 000 adhérents de toutes origines
sociales et géographiques, le MoDem incarne le renouveau de l’engagement politique et citoyen.
A travers l’élection présidentielle, François Bayrou a donné un cap. C’est désormais aux adhérents de s’organiser. Et moi, je suis là avec l’ensemble des Conseillers nationaux pour aider à rendre
tangible cette volonté collective, à accompagner le passage à l’action.
Que répondez vous à ceux qui sans cesse attaquent les "Modem" sur leur coté "ni ni"...ou qui prétendent que vous êtes un coup à droite, un coup à gauche...??
Face à l’état de la France, François Bayrou et tous ceux qui ont accompagné sa préparation présidentielle en sont arrivés
à la conclusion suivante : si nous continuons à laisser gouverner notre pays comme il l’est depuis 20 ans, alors nous ne parviendrons pas à en changer la trajectoire et nous finirons tous dans le
mur.
Chaque jour qui passe du nouveau quinquennat confirme le diagnostic : paupérisation grandissante, dette publique filante, désarroi des citoyens face à des comportements azimutés de plusieurs des
principaux responsables politiques de notre pays, de droite comme de gauche.
La démarche politique que nous poursuivons est un élan qui vise à gouverner la France autrement, en s’appuyant en confiance sur les ressources infinies de notre démocratie. Alors, oui, nous
sommes à l’aise pour souligner le bien fondé de propositions formulées par des représentants de partis politiques autres que le nôtre, lorsque celles-ci vont dans le sens des intérêts des
français.
Et oui, nous sommes aussi libres de dénoncer les politiques qui n’adressent que partiellement les problématiques auxquelles nous sommes confrontés. Mais comme vous le savez, ce n’est pas avec tel
ou tel ensemble de mesures que l’on pourra reconstruire notre pays.
Ce que François Bayrou avait proposé aux français et ce que nous continuerons de promouvoir, c’est une approche globale et fédératrice de la gestion publique, qui s’appuie sur chacun et chacune,
qui emmène tous les français et toutes les françaises vers leur destin.
Vous avez un double cursus "politico-littéraire", être romancière ou journaliste ne fut jamais une tentation ?
Influencée, dans mon apprentissage, par quelques grands auteurs engagés, j’essaie d’associer l’observation et la
réflexion à l’action.
Dans cet effort, la littérature et la poésie sont désormais des moments de respiration personnelle. Plus tard viendra, peut être, la tentation de rassembler par écrit l’ensemble de mes
expériences de vie ! Mais pour le moment, mon fil conducteur consiste à donner le meilleur de moi-même à l’écoute et au service de mes concitoyens.
Aujourd’hui, c’est surtout le fait d’être salariée d’une entreprise et d’avoir eu la chance d’évoluer dans des milieux très différents, aussi bien en France qu’à l’étranger, qui me permettent
d’avoir la juste distance par rapport à mon engagement et de m’y épanouir, bien plus d’ailleurs que mon passage en hypokhâgne et en khâgne auquel vous semblez faire allusion.
On a parfois l'impression que le véritable "ennemi" de Sarkozy c'est Bayrou...en dehors des différences politiques, qu'est ce qui les opposent tant ?
Si nous nous en tenons aux seules manœuvres politiciennes conduites par le Président de la République et récemment
révélées par des documents ayant fuité de l’Elysée, il semblerait que votre impression soit en fait une bien triste réalité.
Nicolas Sarkozy est effrayé par François Bayrou, et plus particulièrement par la force de sa vision et de sa parole. Nicolas Sarkozy se dit que, si François Bayrou est parvenu à rassembler 19% de
l’électorat avec si peu de moyens en 2007 alors que lui-même disposait de la toute puissance de l’UMP et des moyens d’Etat émanant de la majorité gouvernementale précédente, et bien cela veut
dire que François Bayrou peut effectivement devenir Président de la République en 2012. Mais ce n’est pas parce que le Président de la République traite François Bayrou en ennemi que l’inverse
est vrai. Car précisément la très grande différence entre les deux hommes peut se résumer en un mot : la sérénité. François Bayrou prête peu d’attention aux excentricités ambiantes. Il taille sa
route et rassemble en cohérence avec ses valeurs d’écoute et d’ouverture sur le monde.
A ce sujet, je voudrais juste vous raconter une anecdote. Il se trouve que j’ai rencontré Nicolas Sarkozy alors que j’avais 23 ans et que j’étais toute jeune candidate aux élections municipales à
Paris. Il n’a eu qu’un propos à mon égard : « Moi j’étais déjà conseiller municipal à 19 ans ». La première fois où j’ai eu le plaisir de discuter avec François Bayrou, sa première question a été
« Alors Céline, dîtes-moi que faîtes-vous dans la vie ? ». Tout y est… (suite, ci dessous)
La page Facebook de Céline Alléaume : Ici
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